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Heimat 2015-2016

Aquarelle, gravure laser, 9 x 12 cm
Année : 2017

Dans les formes peintes à l’aquarelle, que l’on reconnaît être d’une partie du Royaume-Uni, a été gravée la forme de La Réunion. Les deux îles ont été précisément superposées à l’aide de deux points de référence : le nord géographique et l’emplacement des lieux que je considérais comme mes « chez-moi » sur ces deux territoires distincts (Échelle : 1/10 000 000).

Ci-dessous se trouve une vue plus détaillée de cette superposition, à l’échelle d’une ville. Les zones bordées de rouge correspondent à des lieux emblématiques ou pour moi significatifs de la ville du Port. Le repère bleu correspond au second point de référence mentionné plus haut.

Superposition des contours de la ville du Port au-dessus d'une portion de carte de Nottingham, avec les mêmes points de référence que pour Heimat 2015-2016.
Superposition des contours de la ville du Port au-dessus d’une portion de carte de Nottingham, avec les mêmes points de référence que pour Heimat 2015-2016.

La production de cette carte a été le prétexte à l’exploration de Nottingham dans un état d’esprit particulier et avec la vaine intention d’y retrouver des éléments de paysages qui correspondraient à ceux que j’aurais trouvé dans ma ville d’origine.

À cet endroit je me suis imaginé contempler l'océan au pied d'un vieux phare.
À cet endroit je me suis imaginé contempler l’océan au pied d’un vieux phare.

« Heimat » est un mot allemand qui exprime le lieu d’où l’on vient et/ou vers lequel on aimerait revenir. Il peut aussi bien désigner un pays qu’une ville, la maison où l’on a passé son enfance ou un lieu dans lequel on se sent simplement « chez soi ». Le mal ressenti à l’éloignement du « Heimat » est désigné par « Heimweh ».

Ce mot traduit en partie l’expérience que j’ai vécu pendant mon année d’Erasmus en Angleterre, qui correspond également à mon premier éloignement de La Réunion pour une période relativement longue. Cette situation m’a permis pour la première fois de penser mon île comme une chose extérieure, d’en ressentir le manque et d’idéaliser ce qui constituait pourtant mon paysage quotidien depuis ma naissance. J’ai pu constater au fil d’échanges avec mes pairs que cette expérience n’a rien d’unique et semble même revêtir un caractère universel.

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