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The Birth of Venus (Botticelli)

Drawing and print, 67.72 x 109.45 in
Year: 2014

Les personnages imberbes de La Naissance de Vénus de Botticelli, peinte au XVème siècle, s’effacent pour laisser réapparaître leur pilosité, absente de l’œuvre originale.

Vidéo de comparaison, puis superposition, avec l’œuvre originale.

Une technique de dessin similaire est utilisée pour la série Silk.

Les hommes barbus et moustachus, ou arborant parfois même des poils pubiens, sont une représentation commune dans l’histoire de l’art, mais il est bien plus difficile de trouver le moindre poil sur le corps des personnages féminins, que l’on n’hésitait pourtant pas à dénuder. La première apparition la plus connue de ces poils est probablement dans L’Origine du monde de Gustave Courbet, peinte en 1866 et exposée vers la fin du XXème siècle. Mais jamais le poil féminin n’aura pu être révélé en peinture ou en photo sans déclencher une série de scandales.

Dans les rares œuvres où des poils apparaissaient sur le corps d’hommes et de femmes, cela était explicitement fait de manière à les stigmatiser et à les présenter comme des monstres, ou au mieux des bêtes de foires.

La mujer barbuda (traduit La Femme à barbe), de José de Ribera, 1631

Aujourd’hui, les codes sociaux et les connotations liées au poil et à ses représentations semblent malheureusement s’inscrire dans cette continuité, surtout en ce qui concerne le corps des femmes.

À voir : Les poils féminins, une histoire de normes et de pouvoir, du média Brut.

À lire : Le poil est-il politique ? par Alice Pfeiffer dans le magazine Antidote.

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